Clément Dembélé, président de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage des jeunes, a été arrêté le 09 mai 2020 par des éléments de la Direction générale de la Sécurité d’Etat. L’information a été confirmée par une source proche du fervent militant de lutte contre la corruption au Mali. Le professeur demeure introuvable depuis.
Clément Dembélé est un membre engagé de la société civile malienne qui lutte avec ses camarades contre toutes les formes de corruption, ce virus destructeur de la société malienne. Il a lancé récemment un message aux Forces de Défense et de Sécurité de ne pas réprimer les manifestants qui s’expriment pacifiquement suite aux dysfonctionnements du processus électoral des législatives.
Après le Professeur Clément Dembélé, ce fut le tour de Nouhoum Sarr, Président du Front Africain pour la Démocratie d’être interpellé par la Brigade d’investigations judiciaires, BIJ. Mais lui a retrouvé sa liberté.
Le Mali est-il définitivement devenu un pays de non droit où on peut interpeller et enlever des militants de la société civile en dehors des instances habilitées à cet effet ?
Le Parti de Gauche demande la judiciarisation des dossiers des détenus illégaux afin qu’ils soient présentés devant des juges qui statueront sur leurs cas conformément à la législation en vigueur et exige la libération immédiate du professeur Clément Mahamadou Dembélé.
Pierre Boutry




One Comment
Raphaël
mai 19, 2020 at 7:47 amCe qui est dramatique dans les pays africains, c’est le fait que n’importe quel fonctionnaire peut prendre des mesures à caractères politiques à l’encontre d’un citoyen sans aucune décision officielle du gouvernement. Dans ces conditions, à qui s’adresser pour avoir gain de cause ? La seule solution : faire du bruit afin que le fonctionnaire qui a pris la décision se sente en insécurité par rapport aux autorités politiques.